Après cet éloge tardif
du bleu
voici l'ocre
Du ciel à la terre
il n'y a qu'un pas
celui de l'ange qui veille
à la grâce du regard
Je pousse ma porte
et le chemin s'ouvre
magique
Je n'ai pas besoin d'ailes
Je retrouve les réflexes
du terrien
le laboureur d'horizons
l'ami des cimes
l'arpenteur
aux semelles de vent
Je marche libre
Abdellatif Laâbi (via lupitovi)